Qu’est-ce que la labioplastie?

Cette chirurgie, également appelée « nymphoplastie », concerne les parties intimes de la femme, et consiste en une reconstruction esthétique des petites lèvres hypertrophiées. C’est une opération assez courante qui a pour but de régler les problèmes d’inconforts physiques et psychologiques. Le taux de satisfaction de ce type d’opération est très élevé.

Quelles sont les raisons qui poussent à réaliser cette opération?

La labioplastie vise les femmes qui souffrent de dépassement des petites lèvres sur les grandes lèvres, ce qui engendre des tiraillements gênants, douloureux, voir handicapants. Suite aux accouchements, les petites lèvres augmentent de volume, et il s’avère Les femmes concernées peuvent souffrir de dyspareunie (inconfort ou douleur durant les rapports sexuels) ou de blocages psychologiques ou physiques (au moment de s’habiller, pendant le sport, etc.). Cette opération améliore le confort en retirant l’excès, remodelant ainsi les petites lèvres plastiquement et anatomiquement. Cette chirurgie préserve la sensibilité et l’esthétisme de façon naturelle. Deux grandes techniques existent pour la labioplastie : la résection triangulaire, et La résection longitudinale, qui sont choisies en fonction des besoins de chaque femme. La cicatrice devient progressivement indétectable.

Quelles sont les consignes post-opératoires?

Cette intervention se tolère plutôt bien et n’a que peu de répercussions physiques. Le chirurgien utilise généralement des fils résorbables qui ne nécessitent pas une seconde intervention pour retirer les fils. Un arrêt de travail est cependant nécessaire mais ne dépasse généralement pas les 3 jours, en tenant compte bien entendu des analgésiques prescrits. Certains gonflements des petites lèvres, des ecchymoses ou une sensation d’inconfort peuvent être ressentis quelques jours après l’intervention chirurgicale, mais ces petites complications disparaissent au bout d’une dizaine de jours.

Dans les cas plus rares, des infections cutanées, vaginales ou encore urinaires surviennent et la cicatrisation prennent environs 6 semaines au maximum. Juste après l’opération, certaines positions corporelles sont déconseillées, voir interdites. La sensibilité locale peut s’en trouver diminuer de façon passagère. Il faut cependant surveiller la bonne tenue des points de suture, fragiles à l’endroit des muqueuses. Il convient d’arrêter de fumer au minimum un mois avant pour éviter les saignements.

Quelles sont les précautions à prendre par la suite?

La patiente devra garder un pansement pendant 10 jours, une protection intime suffit. La toilette est autorisée à condition de procéder à un séchage impeccable pour éviter les mauvaises cicatrisations. Les reprises d’activités sexuelles comme sportives devront patienter au minimum 6 semaines et après validation lors d’une visite de contrôle obligatoire. Pendant un mois, les vêtements trop serrés sont à bannir, tout comme les tissus irritants. Il convient évidemment de respecter les règles d’hygiène de base plusieurs fois par jour. Des visites de contrôle périodiques peuvent être envisagées.

Cette opération permet surtout de se défaire d’un complexe pénalisant au quotidien, désagréable en cas de pratique sportive et qui peut avoir des influences sur la vie sexuelle. Elle peut être prise en charge par la sécurité sociale et par certaines mutuelles, dans les cas où la gêne est considérée comme invalidante. Pour autant, des dépassements d’honoraires peuvent être demandés, il incombe à la patiente de vérifier les conditions de remboursement auprès de sa complémentaire santé.

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